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RENCONTRES

Samedi 10 mars 2007

Si ma vie est redevenue un « Long Fleuve Tranquille », ce ne fut pas toujours le cas… C’est au cours de cette période de turbulences que j’ai appris toute la signification des mots « Solitude » et « Espoir ». Je me suis alors fait une promesse : galvaniser, voire ensoleiller le quotidien de toute personne solitaire. Solitaire par choix, ou par manque de générosité du destin.

 

Fille unique de parents aimants et de condition aisée, je fus élevée dans un cocon exempt de toute difficulté. Ma garde robe était bien fournie, je pratiquais l’équitation, ma scolarité se déroulait normalement. Gaie et insouciante, je mordais la vie à pleines dents. Puis j’eus envie de voler de mes propres ailes… Mariée à 24 ans et Maman à 26 ans, je me suis vite rendue compte que mon mari et moi ne vieillirions pas ensemble. Les petites phrases assassines, l’ennui, l’indifférence et l’incompréhension mutuelle mirent vite un terme aux premières années de bonheur. Mais tant que ma fille n’était pas majeure (elle était alors âgée de 7 ans), je ne comptais pas quitter le domicile conjugal. Et l’éducation que j’avais reçue ne me permettait pas d’y penser, ne serait-ce une seule seconde ! C’était sans compter sur la présence d’une tierce personne…

 

 

Je n’ai rien vu venir… Mais il est bien connu que dans ce genre de cas, seul l’intéressé ignore sa déconvenue ! Nous étions au mois de juillet. Ma fille et son père étaient déjà partis en vacances dans le Sud de la France. Je devais les rejoindre un petit peu plus tard par le train. L’entreprise pour laquelle je travaillais fermait définitivement et j’y effectuais mes derniers jours. J’allais me retrouver au chômage mais il serait toujours temps de me faire du souci pour mon avenir. J’avais tout d’abord l’intention de passer de bonnes vacances. J’aviserais à la rentrée. Et je peux vous assurer que pour aviser, j’ai avisé ! J’avais matière…

 

 

Arrivée en gare de Montpellier, j’ai vite repéré ma petite fille. Elle m’a sauté dans les bras. Son père, dix mètres plus loin, restait bizarrement en retrait. Je fus frappée par son air peu engageant, son visage fermé, ses narines pincées. D’un caractère calme et passif, ce manque d’exubérance n’aurait normalement pas dû m’inquiéter, mais, là, tout de même, il y avait de quoi se poser des questions… Avais-je commis une bévue ? Il faut dire que ma nature dynamique, impétueuse et spontanée me jouait (et me joue encore) parfois des tours ! Etait-il malade ? Dire que comme une brave petite épouse, je m’inquiétais pour sa santé ! Quelle douce rêveuse ! Il avait un souci et un sérieux! « Comment apprendre à sa femme qu’on la trompe depuis 2 ans et qu’on veut qu’elle parte le plus tôt possible, alors que l’on est peu bavard et un tantinet cachottier ? ». Inutile de dire que le trajet jusqu’au lieu de vacances fut pénible. Aucun mot ne fut échangé. Seule notre fille faisait les frais de la conversation. L’atmosphère était lourde, le silence pesant. Je sentais que quelque chose de grave se tramait, mais j’étais à mille lieux de m’attendre à ce qui allait me tomber sur la tête. Ce genre de situation me mettant mal à l’aise, je l’ai pressé de questions dès que nous sommes arrivés à destination. Mon insistance finit par porter ses fruits, mais à quel prix ! « Je connais quelqu’un d’autre, je souhaite divorcer ». Sujet, verbe, complément : le type même de conversation que nous avions avec Pierre. J’eus un étourdissement et mon visage dû se décolorer à la vitesse grand V car mon mari s’affola : il en avait peut être trop dit ? ! !

 

 

La première pensée que j’ai eue c’est que tout compte fait, cela n’arrive pas qu’aux autres… Il s’agissait d’une collègue de travail, il la connaissait depuis 2 ans et ne pensait qu’à elle. Il était inutile d’ébaucher une discussion, trouver des compromis, se ressaisir pour trouver une solution : sa décision était prise. Qu’avait donc cette femme de plus que moi ? Enfin, de moins, devrais-je dire ! Tout simplement 10 ans ! A l’époque, j’avais 33 ans. En 9 ans de mariage, je n’avais jamais connu mon mari aussi dithyrambique. Mettons-nous à sa place : il taisait et cachait cet amour depuis si longtemps ! A aucun moment son comportement n’a laissé supposer qu’il me trompait. Il rentrait de son travail tous les soirs à 18H. Pas de « pots » entre collègues plus que de raison, pas de problèmes particuliers dans son travail. Aucun excuse bidon. Tous ses  week-end, il les passait avec nous. Sans grand enthousiasme, certes, mais tout de même, il faisait acte de présence. Pas un seul petit papier suspect dans ses poches. Vous savez, celui sur lequel on tombe lorsque l’on amène le costume au pressing (je regarde trop la télé !)… RIEN. Sa maîtresse ne l’appelait pas au téléphone, ses vêtements n’étaient pas imprégnés de parfum. En y repensant, quelle classe ! Chapeau bas, Monseigneur ! Mais c’est peut être son métier qui a fait que, faute d’indices, je n’ai rien découvert… Il était gendarme ! Riez, riez, profitez-en ! Demain, il y en a deux qui vous arrêterons pour excès de vitesse, vous ferez moins les malins !

 

Trève de plaisanteries. La situation n’était pas drôle du tout, mais alors pas du tout. C’est mon tempérament pratique qui m’a permis de reprendre le dessus très vite. Après tout, je ne l’aimais plus non plus. Le premier moment de stupeur passé, inutile de trop en faire –je ne le savais pas encore, mais il était en train de me rendre un fier service-. Sa décision atteignait plus mon amour propre et ma dignité que mes sentiments. Mes premières pensées furent pour ma fille : pas de problème, il m’en laissait la garde. Pour le domicile, c’était un petit peu plus compliqué (du moins, pour moi). Comme il habitait un logement de fonction, j’avais trois mois pour déménager. En ce qui concerne les vacances, leur programme allait en être passablement chamboulé, vu que Pierre avait prévu d’aller retrouver sa maîtresse. Qui l’attendait, devinez où ? Chez ses parents ! Ca, c’est du vaudeville ou je ne m’y connais pas ! Il alla la rejoindre avec ma fille. Quant à moi, je préférais remonter sur Paris. Histoire de digérer la grande nouvelle. Ma petite vie s’écroulait. Bien que tristounette, je m’étais adaptée à la monotonie de son train-train quotidien et j’aurais pu faire encore un bon bout de chemin de cette façon.

 

Pour la première fois de ma vie et en 48 heures, je devenais un cas social ! Au chômage et sous peu sans appartement. Je partais avec un sacré handicap. Tout le monde sait que sans travail, pas de logement et pas de logement… pas de travail. De plus, il était hors de question que je me sépare de ma fille, ne serait-ce le temps de me « retourner ». Pour elle, j’allais me battre, ne pas me laisser aller. Mon optimisme et mon dynamisme naturels allaient m’y aider.

 

 

S’il y a quelque temps encore je savais tous les noms des boutiques de mon centre commercial, je me mis à faire la connaissance de toutes les assistantes sociales de la ville. Ma mère étant décédée, ma fierté m’empêchait de me tourner vers mon père pour lui demander de m’aider. Heureusement, à force de persévérance et après de multiples démarches, je finis par entrevoir le bout du tunnel avant la date fatidique des 3 mois. Je trouvais le travail en premier (tant que j’habitais encore chez Pierre, c’était dans mon intérêt), puis un logement.

 

 

Bien que satisfaite du tour qu’avaient pris les évènements, combien étaient interminables les nuits, les week-end, les vacances et surtout les Fêtes !. Je passais de l’espoir au désarroi le plus total. Il n’y a rien de pire que la solitude lorsque le jour se met à décliner. Que de pleurs, que de tristesse, que de chagrin ! A ce propos, je vais vous conter une petite anecdote. Ce fut la pire soirée de ma vie. Il était 21H, je regardais un film à la télé. Romantique à souhait. Marlène Jobert et Philippe Léotard jouaient le rôle de 2 parents divorcés. Suite à un incident de circulation, ils faisaient connaissance à la réserve africaine de Thoiry et c’est ainsi que débutait pour eux une belle histoire d’amour. Je crois que je n’ai jamais autant pleuré !

 

 

Au fil de ces journées sans joie, il me parut plus qu’évident que mon tempérament chaleureux et gai ne pourrait résister plus longtemps à cette situation. Certaines femmes, après 10 années de repassage, de courses, de ménage aurait sauté sur l’occasion pour reprendre leur vie de célibataire, mais ce n’était pas mon cas. J’avais besoin de partager mes loisirs, mes idées, éclater de rire. Je ne tenais pas à devenir amère, acariâtre ou agressive. Je devais donc réagir, ne pas m’apitoyer sur mon sort, chercher et trouver une solution.

 

 

Internet n’en étant qu’à ses balbutiements, je compulsais les petites annonces de magazines spécialisés dans l’espoir de rencontrer un gentil compagnon que j’apprécierais et à qui ma personnalité conviendrait. Sortant d’une rupture assez expéditive, je ne souhaitais ni me remarier, ni avoir un autre enfant. Mon objectif était de ne profiter que des moments agréables qu’un compagnon  pouvait offrir.

 

 

J’ai rédigé une petite annonce dans laquelle je souhaitais me refléter, vive, enjouée, avec un brin d’humour : « 33 ans, simple de goûts mais pas d’esprit, recherche compagnon aimant sortir et rire ». Le résultat ne fut guère probant. Les messieurs approchés étaient à la recherche d’un idéal féminin que je qualifierais d’utopique et que je ne pouvais malheureusement leur offrir. Je décidais d’opter pour la manœuvre inverse, à savoir répondre aux annonces déjà écrites. Une m’a particulièrement attirée : « 31 ans, électromécanicien, grand, recherche une femme sensible, gentille, ayant surtout le sens de l’humour ». Ma réponse fut la suivante : « Bonjour vous, Hier c’était ma fête. Françoise donc à la plume ! Pour vous apporter tout plein de gaieté, de chaleur et de soleil. Mon accent du Midi y pourvoira. Vous souhaitez une personne ayant de l’humour, vous allez être servi. D’autant plus qu’aujourd’hui il fait un temps splendide, j’ai l’esprit en fête et l’âme en délire. Mon âge ? 33 ans. Et vous voulez bien sûr une description physique aussi près que possible de la réalité. Je vais m’y employer : taille mannequin… (en fin de page, et au début de la page suivante)… Eh non ! C’est râpé ! Pour être franche, plutôt Balasko que Birkin ! Mais avec du charme, à ce qu’il paraît. Ma vie accuse 2 faiblesses, être souvent par monts et par vaux et faire des photos, de ma fille en particulier (7 ans, aussi adorable que sa mère !). A bientôt peut-être ! »

 

 

L’espoir régissant ma vie, cette lettre ressemblait à une bouteille à la mer. Bouteille qui fut récupérée puisque Marc me téléphona quelques jours plus tard. Nos conversations pouvaient durer des heures et des heures. Le courant passait bien. En serait-il ainsi lors de notre premier rendez-vous ? Assurément oui, puisque cela fait 17 ans que nous sommes mariés ! Et cette rencontre pourrait être résumée par la charade que voici :

 

 

Mon premier n’est certainement pas oisif,

 

Mon deuxième est ce navigateur qui aurait pu être inter, spatio, cosmo ou astro,

 

Mon troisième est un signe de ponctuation,

 

Mon quatrième est une extension commençant par la lettre « c »,

 

 

Et mon tout est le nom du bébé qui est né de cette union…

 

 

 

 

 

Par CELAUDON
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Samedi 31 mars 2007

Ne vous méprenez pas sur mes intentions Nul besoin de vous préparer à vous jeter sur la boîte de Kleenex. Je ne tiens ni à vous rendre mélancoliques ou défaitistes, ni à me montrer pédante ou prétentieuse quant aux futurs conseils que je m’apprête à vous prodiguer  en matière de rencontres. Même si je compte traiter ce sujet avec humour, ce sera avec sérieux. Mon expérience y pourvoira  ! Dynamisme, espoir et confiance en soi seront les maîtres mots de ce blog. D’autre part, je me positionnerai aussi bien de votre côté, Messieurs, que celui du vôtre, Mesdames. Mais en tant que femme, inutile de préciser que la gent masculine pourrait bien parfois faire les frais de mon ire !

 Voici les sujets que je me propose de développer :

 -          Comment rédiger sa petite annonce, comment se définir et se présenter lors de la première étape (celle de l’anonymat) ?

 -          Quelle orientation donner à ses recherches  ?

 -          Comment formuler son message ?

 -          Préférer le style simple et concis à celui ampoulé (ou familier !). Gare aux fautes  d’orthographe ! Quelques conseils grammaticaux, de syntaxe ou de vocabulaire vous seront fournis. Quelques exemples de messages, également.

 -          Attention aux gaffes à la première prise de contact (par téléphone ou par mail) : ces dames sont très susceptibles !

 -          Dans quel esprit aborder le 1er rendez-vous ?

 -          Comment s’apprêter ? Mesdames, à vous de jouer ! Messieurs, n’oubliez pas de cirer vos chaussures !

 -          Que le courant passe ou ne passe pas, quelle est la conduite à tenir,  les attitudes à adopter ?

 -          Quelles sont celles à éviter ?

 -          Sujets à aborder, ceux à bannir.

 Quant à entretenir la flamme, je ne peux plus rien pour vous ! A vous d’oeuvrer, sinon vous serez obligé de tout recommencer à zéro ! Mais n’oubliez pas : l’espoir fait vivre !

 En attendant que ces sujets soient évoqués les uns après les autres, sachez que vous pouvez toujours me contacter si vous  avez besoin d’un petit coup de pouce, qu’il soit rédactionnel ou, relationnel.

  

Par CELAUDON
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Dimanche 8 avril 2007

quelle orientation donner a ses recherches ?

Je pense que ce sujet peut être abordé de plusieurs façons :

 Ce sont vos relations et votre famille qui vous incitent, voire vous poussent à rencontrer quelqu’un (ça en devient même lourd, très lourd !…) ;

 Dans ce cas de figure, si votre vie vous convient telle qu’elle est et que vos amis la comblent efficacement, je ne vois qu’une solution : « laissez le temps au temps ». Il ne servirait à rien d’entamer une quelconque démarche pour faire plaisir à votre entourage. Par manque de conviction, elle serait vouée à l’échec. Rien de bon ne ressortirait de cette tentative. Vous finiriez par l’apparenter à une corvée. Laisser dire et poursuivez votre petit bonhomme de chemin. Le hasard ne fait-il pas bien les choses ?

 Pour ce second cas de figure, vous n’êtes pas contre le fait de rencontrer quelqu’un, mais à votre rythme. Vous n’êtes pas encore tout à fait prêts pour vous lancer dans une relation suivie, encore moins matrimoniale (vous avez déjà donné !) ;

 Enfin, la solitude vous pèse et vous êtes hyper motivés pour refaire votre vie.

 Tout d’abord, privilégiez le calme pour compulser les journaux ou surfer sur Internet. Attendez d’avoir terminé vos petits travaux de bricolage ou vos tâches ménagères et d’être libres de tout engagement avant de vous lancer dans la grande aventure !

 Vous aborderez ainsi vos recherches avec sérénité et peut être aussi un peu d’excitation…, mais également avec toute la plénitude requise. Vous aurez en effet besoin de toutes vos facultés de réflexion.

 Je dirais que si la façon dont la petite annonce est rédigée ne vous emballe pas, ne cherchez pas à contacter la personne qui l’a écrite. C’est comme pour l’achat d’une paire de chaussures : si elles font mal aux pieds au moment de l’essayage, laissez tomber : elles ne vous iront jamais ! Même si elles sont en cuir !

 Entourez les petites annonces sur lesquelles vous flashez. Surlignez les qualités qui ont pour vous une grande importance ou que vous appréciez. Ne vous dispersez pas. Je donne un exemple : si vous n’êtes pas du tout sportive, n’allez pas répondre à un marathonien recherchant quelqu’un pour partager ses entraînements !

 Si vous préférez effectuer vos recherches par le biais des sites de rencontres proposés par Internet, choisissez le site qui corresponde le mieux à l’orientation que vous leur donnez. Si vous êtes impatients de refaire votre vie, privilégiez les sites à prédominance matrimoniale. Vous savez, ceux qui vous vous pèsent, vous mesurent et vous demandent d’établir votre profil dans ses moindres détails… En moins d’un quart d’heure, vous êtes tout nus !

 A contrario, s’il n’y a pas d’urgence et qu’une simple compagnie pour vos sorties vous suffit, dirigez-vous plutôt vers les sites proposant des rencontres par activités, loisirs, hobbies ou envies. Je pense ici aux personnes ne recherchant pas forcément l’âme sœur. En tant que femme, vous pouvez tout simplement rechercher une copine pour vous accompagner au théâtre, visiter un château, assister à une exposition, partager votre goût pour les travaux manuels, aller faire quelques brasses à la piscine… Monsieur, quant à lui, y trouvera le copain de belote ou celui qui l’accompagnera au match de rugby Stade Français/Biarritz… Ce genre de site possède la faculté de s’adapter et à votre état d’esprit et à vos états d’âme. C’est vous qui décidez OU, QUAND, COMMENT et AVEC QUI. Vous choisissez ou définissez vos sorties ou activités (touristiques, culturelles, festives, ludiques, gastronomiques, sportives)… et vous trouvez votre partenaire ! Pas de souci de mensuration, il vous suffit simplement d’être de compagnie agréable ! Je vous donne un autre exemple. Vous rêvez de visiter Rome, mais tout seuls, cela ne vous enchante guère… Pas de problème. Vous choisissez la personne avec qui vous aimeriez effectuer le voyage (homme ou femme), vous définissez votre période et finalisez par un petit message ! La bouteille est lancée !

Un de mes sites chouchous adoptant ce concept vous est communiqué hors blog.

Bon week-end de Pâques à vous tous et à bientôt pour de nouvelles aventures !

 

 

Par CELAUDON
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Mardi 10 avril 2007

Comment rédiger sa petite annonce, comment se définir et se présenter lors de la première étape (celle de l’anonymat) ?

 

Que ce soit par Internet ou sur support papier, il existe 2 sortes de petites annonces : celle que l’on écrit et celle à qui l’on répond. Penchons-nous aujourd’hui sur celle que l’on écrit.

 Pour celui ou celle qui jette sa bouteille à la mer, le plus simple, à mon sens, est d’opter pour une présentation brève. Le trait d’humour peut être fort apprécié. Rédiger des phrases courtes, du genre :

 « 33 ans, simple de goûts mais pas d’esprit, recherche compagnon aimant sortir et rire ».

 « 31 ans, électromécanicien, grand, recherche une femme sensible, gentille, ayant surtout le sens de l’humour ». Pour tout dire, c’est la petite annonce à laquelle j’ai répondu après avoir été priée de faire mes valises par mon ex conjoint ! !. J’ai grandement bien fait d’y répondre, d’ailleurs puisque je me suis mariée avec l’électromécanicien en question et que 17 ans plus tard, nous sommes toujours sur la même longueur d’onde !

 Inutile donc d’en faire des tonnes ou de se prendre pour Balzac !. 3 ou 4 lignes maximum suffiront. Plus vous en mettrez, moins vous serez crédibles et moins votre annonce aura la chance de « faire tilt ». Trop de desiderata (vous aurez tout le loisir de peaufiner par la suite) et vous seriez pris soit pour des exigeants (c’est mal parti !), soit pour des hyperactifs (c’est fatiguant !). De grâce Messieurs, ne fanfaronnez pas en vous présentant ! « Bel homme distingué, viril, sportif, intelligent et cultivé, etc, etc… » STOP ! Cette description vous desservirait. Il est évident qu’une faille se cacherait sous ce portrait trop flatteur. Ou vous ne faites pas la vaisselle, ou vous êtes allergiques aux poils du chat, ou vous ne savez pas planter un clou !

 A l’inverse, ne rédigez pas ainsi : « Quasimodo recherche son Esmeralda… » Je ne vous apprendrai pas que même si vous êtes petits ou rondouillards, si vous avez de beaux yeux, un joli sourire ou que vous êtes dotés d’une gentillesse à toute épreuve, le petit défaut ne se verra plus et fera partie de votre personnalité. D’ailleurs, c’est bien simple : on ne pourrait pas vous imaginer autrement ! Ne pêchez pas par excès d’orgueil, mais ne vous dévalorisez pas non plus : restez vous-même, privilégiez la simplicité et… l’honnêteté. La vanité ne payerait pas. De plus, quelle surprise lors du premier contact ! Ne dit-on pas que « la première impression est la bonne » ? Si vous vous êtes décrits comme étant élancés et qu’à côté de vous une gravure de mode fait pâle figure, quelle surprise, quelle déception pour la personne que vous rencontrez si elle vous trouve tout à fait quelconque et pas du tout en corrélation avec votre description ! Inutile de vous dire qu’il va drôlement falloir ramer pour rattraper cette bévue ! Et cela pourrait être trop tard. Laissez plutôt ladite personne se faire sa propre opinion. Si vous êtes gênés par un ou quelques petits défauts physiques, ne les mentionnez pas immédiatement, mettez plutôt en avant vos qualités et vos désirs. Vous aurez tout loisir d’en glisser 2 mots par téléphone ou par mail. Il ne faut ni les cacher, ni ne voir qu’eux ! Simplement leur heure viendra ! Et dans tous les cas, avant la rencontre fatidique ! Essayer l’humour, vous verrez qu’ils passeront mieux. Tout compte fait, ils ne paraîtront pas si importants. Il faudra juste les glisser dans la conversation d’un ton badin et point final. On n’en parle plus. Ne pas se focaliser dessus. Dites-vous bien que la personne que vous rencontrerez aura elle aussi ses défauts et que si elle n’accepte pas les vôtres, c’est que vous n’êtes pas faits l’un pour l’autre. Affaire classée !

 Tout ceci n’est que généralités et comme chacun de nous est unique, je me propose de collaborer avec vous si vous avez une annonce à rédiger. Envoyez-moi un mail sur francoise.celaudon@free.fr ou contact@actifnaute.com.

 Le week-end prochain, nous verrons quelle orientation donner à ses recherches. A bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ACTIFNAUTE
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Mercredi 25 avril 2007

Madame, Monsieur, pour répondre à une petite annonce, il vous faudra être un petit peu plus prolixe que dans sa rédaction ! Toutefois ne distillez vos propos ou désirs qu’avec parcimonie ! Marchez sur des œufs, avancez en douceur ! Ne perdez jamais de vue que vous naviguez en eaux troubles et dans l’inconnu ! Restez dans le domaine des généralités (avec toujours le fameux zeste d’humour, n’oubliez pas !).

 

 

Lorsque vous rédigerez votre petit mot, évitez le style ampoulé ou familier. Misez sur la simplicité et la concision. Gare aux fautes  d’orthographe ! Les soucis grammaticaux, de syntaxe ou de vocabulaire seront mis en évidence, des exemples de réponses seront proposés.

 

En ce qui concerne l’orthographe, la grammaire ou l’emploi du mot juste, je ne pourrais que vous conseiller de vous munir (j’allais dire ‘’de vous armer’’ !) de dictionnaires ou de manuels. Certains ont le privilège d’être petits, peu onéreux et dans 10 ans, vous les aurez encore !

 

 

Pour ma part, je travaille avec ceux-ci :

 

 

  • Un vérificateur d’orthographe ‘’63000 mots du Français -sans leur définition-. Comment les écrire sans fautes’’ – Editions LAROUSSE ;
  • Prudence étant Mère de Sûreté, un Dictionnaire de poche encyclopédique, Editions HACHETTE ;
  • A votre appréciation, un dictionnaire des synonymes, tel le LAROUSSE de poche, ouvrage couronné par l’Académie française, ou ‘’Trouvez le mot juste’’, dictionnaire des idées suggérées par les mots de Paul ROUAIX ;
  •  

  • La série des ‘’BESCHERELLE’’ : la grammaire pour tous, la conjugaison, l’art de l’orthographe, les homonymes, les mots difficiles.

     

 

Une petite astuce : avant d’envoyer votre message (que ce soit par la Poste ou par Internet), saisissez-le d’abord sur Word si vous en avez la possibilité. Comme ce logiciel possède une correction grammaticale et orthographique, vous aurez 2 fois plus de chances d’égaler Maître CAPELLO !

 

SUGGESTION N°1

 

 

Sauf en tant qu’auxiliaires, éviter d’employer les verbes ‘’être’’ et ‘’avoir’’ tout seuls. Préférez le verbe descriptif. Cette tournure peut en effet être considérée comme puérile.

 

A éviter : j’ai 30 ans et je suis brune aux yeux bleus. J’aime aussi beaucoup le ski.

 

 

Présentez-vous, certes, utilisez le « je », mais pas tout au long de votre message. Vous pourriez passer pour égocentrique ! Intéressez-vous aux hobbies de votre correspondant. Posez-lui des questions. Les hommes adooorent que l’on s’intéresse à eux, adooorent être admirés ! Il répondra !. Si vous vous remémorez une anecdote (ici, le ski), n’hésitez pas à la raconter, avec un petit peu d’humour à la clé ! Attention aux répétions hors contexte !

 

 

‘’Agée de 30 ans et brune aux yeux bleus, tout comme vous j’adore le ski. J’en fais régulièrement dans les Alpes depuis mes 15 ans, plus précisément à Chamrousse. Nous avons au moins un point commun !

 

Dans quelle région allez-vous ? Avez-vous une station préférée ? L’année dernière, par manque de neige, j’ai choisi d’aller patiner et… je me suis cassé la jambe ! Dès mon arrivée, en plus ! Pratiquez-vous un autre sport que le ski ? Avez-vous des hobbies, êtes-vous un passionné ? Je serais ravie si vous acceptiez de m’en dire un petit peu plus sur vous. Ravie et… impatiente ! Sincèrement, Martine’’

 

 

SUGGESTION N°2

 

 

Eviter le langage SMS, le verlan ou l’argot ! Du genre :

 

‘’Yo !

G vu ton message : je le kif grave. Une meuf com toi, sa fait 10 ans que j’laten ! Zi va, tu sera la reum de mes marmots et sur ma tetè, j’te lach plus ! Chat moi au 06 00 00 00 00 pour le rencar.

 

@+’’

 

 

Si la Dame vous appelle… vous aviez raison, c’est bien la femme de votre vie ! Un conseil : ne lui posez surtout pas de lapin ! !

 

 

SUGGESTION N°3

 

 

N’alignez pas tout un lot de qualités (« La culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale… ! »). Une ou deux suffiront (celles qui vous caractérisent le plus). Passez ensuite à la présentation de vos hobbies. Ne perdez pas de vue que les goûts et les couleurs étant subjectifs, vous pouvez fort bien vous trouver « mignon », alors que votre rencontre vous considèrera comme « quelconque ». Eh oui, Messieurs, un peu de modestie, que diantre !

 

 

‘’Macho moche, stupide, amateur de foot et porté sur la bière sauterait sur nana canon, élancée, aux chevilles fines et port altier’’.

 

 

Qui sait ? Pourquoi cet humour de second degré ne porterait-il pas ses fruits ? Vous pourriez obtenir une réponse de la même veine et vous en ririez par la suite !

 

 

Merci pour votre attention. Je tiens à votre disposition quelques autres suggestions que je suis en train de peaufiner et que je vous livrerai bientôt.

 

 

 

Par ACTIFNAUTE
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